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    chirurgie et médecine vasculaire-angiologie

    Chirurgie et médecine vasculaire-angiologie

    Rattaché au pôle Vasculaire, le service de chirurgie et médecine vasculaire – angiologie assure la prise en charge chirurgicale et endovasculaire de toutes les pathologies artérielles et veineuses.

    Le service de chirurgie et médecine vasculaire – angiologie comporte trois secteurs d’activité :

    • Les consultations et les explorations fonctionnelles : à l’étage technique de l’hôpital Victor Provo.

    • L’hospitalisation : au 5ème étage de l’hôpital Victor Provo.

    L’ambulatoire : au sous-sol de l’hôpital Victor Provo.

    Le service assure une permanence 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Il bénéficie d’une réanimation chirurgicale.

    chirurgie et médecine vasculaire verticale

    L’équipe médicale est composée de 2 chirurgiens vasculaires :
    • Dr Benhamed HAOUARI, praticien hospitalier
    Dr Reza SALARI, chef de service, praticien hospitalier

    et de 6 médecins vasculaires :
    • Dr Ammar DERAMNA, praticien attaché
    • Dr Thierry GUIDEZ, praticien hospitalier
    • Dr Valérie HIDDEN, praticien hospitalier
    • Dr Dorothée MAS, praticien hospitalier
    • Dr Dominique PRUVOT- FACQ, praticien hospitalier
    • Dr Laurent VERA, praticien hospitalier

    L’équipe est composée d’infirmier(e)s, d’aides-soignant(e)s, de secrétaires médicales, d’agents de service hospitaliers…

    Djamila ACHOUCHE : cadre supérieur de santé.
    Pascale ADAM :  cadre de santé.

    Le service de chirurgie et médecine vasculaire – angiologie réalise les examens suivants :

    • Mesure de l’index de pression systolique (IPS)

    L’index de pression systolique à la cheville est le meilleur outil de dépistage et de suivi de l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs.

    L’IPS est le rapport de la pression artérielle systolique à la cheville sur la pression systolique du bras (IPS = PAS cheville / PAS bras).

    chirurgie et médecine vasculaire examen

    •  Echo doppler vasculaire

    L’échographie permet de visualiser la plupart des organes grâce aux échos produits par les ultrasons, lorsqu’ils rencontrent les différentes structures internes.

    Les ultrasons émis par la sonde d’échographie lorsqu’ils rencontrent un élément mobile, peuvent être à l’origine d’un bruit (signal doppler) correspondant au sang circulant dans les artères et les veines.

    Un câble relie la sonde d’échographie à un appareil qui reproduit sur un écran vidéo une image de l’intérieur de votre corps. Les ultrasons aux fréquences utilisées en application médicale n’ont pas d’effet biologique nocif.

    Préparation avant l’examen
    Il faut apporter :
    • l’ordonnance du médecin traitant, la liste de vos médicaments.
    • vos radios et échographies précédentes.
    • vos cartes d’assuré social, de mutuelle, pièce d’identité.

    Pour certains examens (échographie des artères rénales, des artères digestives), il est nécessaire d’être à jeun (4 heures avant l’examen). Cela vous sera précisé sur la convocation envoyée par notre service.

    Déroulement de l’examen
    A votre arrivée dans le service, veuillez vous présenter à l’hôtesse d’accueil. Vous êtes ensuite pris en charge par le personnel soignant qui vous précise les vêtements qu’il faut enlever en fonction du type d’examen. Vous vous allongez sur une table d’examen située près de l’appareil d’échographie sauf s’il s’agit d’un bilan de varices où l’examen se déroule dans un premier temps debout sur un escabeau phlébologique.

    L’examen est réalisé à l’aide d’un gel interposé entre la sonde et la peau permettant aux ultrasons de se propager dans la zone à examiner. L’examen terminé, le gel qui ne tache pas les vêtements est enlevé avec un papier absorbant.

    L’échographie dure 20 à 30 minutes selon la pathologie recherchée, parfois plus selon la difficulté de l’examen ou si plusieurs zones doivent être examinées successivement (par exemple artères du cou et des jambes).

    Résultats
    Le médecin qui aura réalisé l’examen fait une première interprétation des images en cours d’examen.
    Il dicte ensuite son compte-rendu après avoir interprété toutes les mesures qu’il a prises et après avoir revu les images qu’il a enregistrées.
    C’est cette interprétation définitive, avec éventuellement quelques clichés, qui vous sera transmise ainsi qu’au médecin ayant demandé l’examen et à votre médecin traitant.

    Effets indésirables et désagréments
    Le médecin peut être amené à exercer une pression de la sonde sur la peau en particulier lors de l’examen de l’abdomen, ce sera alors un peu désagréable mais non vraiment douloureux.

    Examens réalisés :
    - artères et veines des membres supérieurs
    - aorte et artères des membres inferieurs
    - veine cave inferieure et veines des membres inferieurs
    - tronc supra aortiques
    - trans crânien
    - artères digestives
    - artères rénales
    - fistule artério veineuse

    • La capillaroscopie

    La capillaroscopie est un examen simple, rapide et indolore qui consiste à examiner au microscope les capillaires (petits vaisseaux) des cuticules, les lambeaux de peau qui recouvrent la racine des ongles des doigts.

    • L’angio scanner et angio IRM

    (avec mesures de néphroprotection pour insuffisant rénal) en coopération avec le service de radiologie.

    • L’artériographie

    (avec mesures de néphroprotection pour insuffisant rénal).

    Le service de chirurgie et médecine vasculaire – angiologie assure la prise en charge chirurgicale et endovasculaire de toutes les pathologies artérielles (pathologies sténosantes occlusives et pathologies anévrismales) avec mise en œuvre des techniques chirurgicales et endovasculaires de pointe :
    • Artères carotides et troncs supra-aortiques
    • Artères des membres supérieurs
    • Artères des troncs digestifs
    • Artères rénales , dénervation rénale
    • Accès vasculaires d’hémodialyse
    • Aorte abdominale et carrefour aortique
    • Artères des membres inférieurs et prise en charge des pieds diabétiques

    Le service prend aussi en charge toutes les pathologies veineuses :

    • Thromboses veineuses profondes ( en phase aigüe : thrombectomie / thrombo aspiration en association avec le traitement anti coagulant, ou en cas de séquelles de thrombose veineuse profonde avec syndrome obstructif symptomatique : recanalisation / stenting)

    • Insuffisance veineuse superficielle

    - Chirurgie classique (stripping) et endoveineuse (radiofréquence) avec prise en charge ambulatoire :

    Le stripping consiste à enlever la veine saphène malade . Elle nécessite une anesthésie générale ou rachi-anesthésie. Elle est suivie en général d’un arrêt de travail.

    La radiofréquence pratiquée dans notre service est une technique endovasculaire veineuse validée, offrant une alternative à la technique chirurgicale classique. Ces 2 techniques ne s’opposent pas, elles sont tout à fait complémentaires, chacune trouve sa place essentiellement en fonction de l’anatomie du réservoir variqueux du patient. La meilleure indication pour la radio fréquence étant une veine grande saphène sensiblement rectiligne et comportant peu de volumineuses collatérales. Son grand intérêt est l’absence d’arrêt de travail supérieur à 24heures.

    - Phlébectomies :
    Il s’agit d’une méthode chirurgicale permettant de retirer des segments de veine de proche en proche par des petites incisions.

    - Sclérotherapie liquide et mousse :
    Les varices sont des veines pathologiques, responsables d’un reflux du sang vers le bas en position debout et n’assurant plus leur rôle pour le retour du sang vers le cœur. Des symptômes tels que lourdeurs, douleurs, démangeaisons sont fréquemment associés.

    En l’absence de traitement, l’évolution se fait souvent vers une aggravation de ces symptômes et de l’état veineux (augmentation du nombre et du calibre des varices).

    Selon la durée d’évolution de la maladie et son potentiel évolutif des complications peuvent survenir :
    - pigmentation de la peau avec aspect brun ou ocre, eczéma, inflammation, fragilisation de la peau pouvant aller jusqu’à l’ulcère.
    - thromboses veineuses superficielles (caillots à l’intérieur d’une varice) pouvant plus exceptionnellement s’étendre à des veines profondes.
    - rupture de varices avec hémorragie, même en l’absence de traumatisme.

    Le but du traitement proposé est de freiner l’évolution de la maladie en supprimant le circuit veineux anormal que constituent les varices. Il n’y a pas à redouter un manque de veines après le traitement. En effet, celui-ci ne concerne que des veines superficielles anormales et non les veines principales (système veineux profond).

    La sclérothérapie (sclérose), consiste à injecter un produit spécifique dans une varice. La varice va alors se fermer puis se transformer en un cordon fibreux et pourra même disparaître progressivement. Le produit sclérosant peut être injecté sous sa forme liquide ou sous forme de mousse. La mousse sclérosante est obtenue par mélange de gaz (air le plus souvent) et de liquide sclérosant. La forme mousse permet d’augmenter l’effet sclérosant et d’obtenir plus rapidement de meilleurs résultats tout en utilisant moins de produit. Son intérêt a fait l’objet de nombreuses publications scientifiques internationales.

    Comment se réalise une sclérothérapie ?

    En consultation externe.

    Plusieurs séances sont en principe nécessaires. Leur nombre est fonction de l’importance de l’atteinte veineuse.

    En pratique dans une séance, il est réalisé en général plusieurs ponctions et injections veineuses, mais ce nombre est très variable suivant la localisation, l’importance et la taille des veines sclérosées.

    Seul du matériel stérile et à usage unique est utilisé.

    Les injections ne sont en général pas douloureuses, sous réserve que le patient soit bien décontracté. Elles se font en position allongée. Parfois elles sont réalisées sous contrôle échographique.

    Quelles précautions avant la séance ?

    Il n’y a pas d’horaire particulier : début, milieu ou fin de journée, même si on travaille.

    Il ne faut rien appliquer sur la peau le jour de la sclérose (pommade, gels, laits de toilette).

    Un traitement anticoagulant ne contre-indique pas la sclérose, mais vous devez auparavant en avertir le praticien.

    Quelles précautions après la séance ?

    Un simple pansement adhésif sera posé sur les zones de scléroses, à enlever le soir. Parfois il peut vous être demandé une compression par bas ou bande.

    Il n’y a pas de précautions particulières après la séance. La vie normale doit être poursuivie.

    L’activité physique est possible (marche, gymnastique, bicyclette). Seule la piscine doit être différée au lendemain.

    Il faut éviter l’exposition au soleil ou aux ultraviolets et la crème auto bronzante la semaine suivante.

    Le port d’une contention veineuse est exceptionnellement utile, et vous serait précisé le cas échéant.

    Suivi : comme pour tout traitement des varices, la sclérothérapie ne supprime pas pour le patient la nécessité d’un suivi phlébologique régulier. Il s’agit d’une maladie chronique et évolutive et des traitements répétés peuvent être nécessaires.

    Effets secondaires et complications possibles de la sclérothérapie

    Afin de limiter les complications, vous devez signaler vos allergies, vos antécédents personnels ou familiaux de thrombose (phlébites ou embolies pulmonaires) et vos antécédents cardiaques (en particulier foramen ovale perméable, anévrysme du septum inter –auriculaire, endocardite, atteinte ou remplacement des valves). Il est souhaitable de signaler une grossesse désirée ou en cours.

    Effets secondaires mineurs :
    - Ecchymoses (« bleus ») aux points d’injection, banales elles disparaissent en 1 à 2 semaines.
    - Pigmentations résiduelles (aspect ocre de la peau), qui peuvent persister plusieurs mois.
    - Extension ou apparition de nouvelles télangiectasies (varicosités) ; disparaissent le plus souvent spontanément en quelques mois ou font l’objet d’un petit traitement ultérieur de complément.
    - Possible induration de la veine (le mot sclérose veut dire « durcir » en grec), qui peut entraîner une simple gêne au toucher voire une douleur. Ce phénomène transitoire traduit la bonne efficacité du traitement. La douleur pourra être soulagée par une pommade, un bas de compression ou une évacuation à l’aiguille du sang coagulé à l’intérieur de la varice.

    Effets secondaires plus rares :
    Immédiats
    - Malaise « vagal « : il n’est pas spécifique à la sclérothérapie et survient plutôt chez les personnes « sensibles ». le patient doit alors rester allongé avec les jambes surélevées pendant quelques minutes.
    - Troubles plutôt rencontrés avec la mousse sclérosante, mais peu fréquents et toujours réversibles :
    - Troubles visuels transitoires (taux d’environ 1,4%)
    - Picotements dans les extrémités des mains et des jambes (moins de 0,5%), pouvant aller jusqu’à un déficit moteur et des troubles de la parole transitoires.
    - Céphalées (maux de tête), migraines, voire migraines dites accompagnées (taux global 4,2%).
    - Toux, sensation d’oppression thoracique (0,2%).

    Secondairement
    -Infections : elle sont rares, des signes tels que fièvre, écoulement de sérosités, collection purulente, doivent inciter à consulter rapidement.
    - Nécroses (plaies) cutanées punctiformes, consécutives à un passage sous –cutané du produit sclérosant, pouvant laisser des petites cicatrices disgracieuses.
    - Réactions allergiques : toux, asthme, urticaire, éventuellement œdème de Quincke.
    - Thrombose veineuse superficielle.

    Effets secondaires rares et graves :
    - Thrombose veineuse profonde (formation d’un caillot dans une veine du système profond) (0,6%), parfois compliquée d’embolie pulmonaire.

    Effets secondaires graves et exceptionnelles (cas isolés) :
    - Choc anaphylactique : d’origine allergique, c’est une urgence car il peut mettre en jeu le pronostic vital.
    - Injection intra-artérielle responsable de troubles allant de la nécrose cutanée à distance du site d’injection à l’ischémie aiguë pouvant aboutir à l’amputation ou à des séquelles musculaires graves.

    Quand la sclérothérapie est-elle contre-indiquée ?

    - Les contre-indications sont rares : allergie connue au sclérosant (mais il existe d’autres produits utilisables), anomalie prouvée et importante de la coagulation, grossesse.
    - Si une grossesse survient en cours de traitement sclérosant, il n’y a pas de conséquence sur la grossesse. Il suffit d’interrompre la sclérothérapie. Le bilan et le traitement de la maladie veineuse seront repris 3 mois après l’accouchement.

    En France, 6 millions d’injections sclérosantes sont pratiquées chaque année.

    La vidéo de présentation du pôle vasculaire