L’immunothérapie au CH de Roubaix, 2 ans déjà …

Les traitements médicaux des cancers ont connu des améliorations notables ces dernières années. Après l’arrivée, à partir des années 2000, des traitements appelés « ciblés », utilisés actuellement dans plusieurs formes de cancer (sein, poumon, rein, colon, pathologies hématologiques), une nouvelle classe thérapeutique a fait ses preuves ces dernières années : l’immunothérapie.

Si les traitements dits « classiques » ou « cytotoxiques » étaient redoutés par la majorité des patients (et même par les médecins !), en raison de leur toxicité (risque de nausées et vomissement, alopécie, aplasie fébrile et complications infectieuses, toxicité rénale ou cardiologique), les molécules ciblées permettent d’éviter au moins en partie ces inconvénients, et notamment le risque infectieux liés à la toxicité hématologique. Mais seulement 5 à 20 % des patients peuvent bénéficier de ce type de traitement, car son efficacité est conditionnée par la présence de certaines mutations spécifiques sur les cellules tumorales.

L’immunothérapie permet de dépasser cette contrainte, de par son mécanisme d’action novateur, qui permet de traiter le cancer en utilisant notre propre système de défense immunitaire. Indiqué d’abord dans le traitement des mélanomes malins, son efficacité a été progressivement confirmée dans d’autres types de cancer : poumon, rein, cancer de la gorge…

Le centre Hospitalier de Roubaix, avec le CHU de Lille et le centre hospitalier de Tourcoing  ont été les premiers établissements à proposer l’immunothérapie  sur la métropole Lilloise.

La première patiente traitée à Roubaix, pour un cancer du poumon métastatique, fêtera cet été ses 2 années de rémission sous immunothérapie.  Deux années de vie normale, sans les effets secondaires de la chimiothérapie, avec comme seule contrainte les passages en Hôpital de jour deux fois par mois…